Lors d’un entretien télévisé qui sera diffusé dimanche, le président Chirac évoque l’après Elysée. Ses proches minimisent ses propos. Les observateurs de la vie politique française sont divisés.

 

Jacques Chirac va-t-il se présenter pour un nouveau mandat présidentiel lors des prochaines élections ? En gros, c’est la question que la plupart des observateurs de la vie politique française se posent depuis un bout de temps déjà. Le président a peut-être levé un coin du voile en répondant à une interview de Michel Drucker dans le cadre d’un « Vivement Dimanche » consacré à Bernadette Chirac.

L’émission ne sera diffusée que ce dimanche, mais on en a appris plus lors de l’enregistrement qui a eu lieu jeudi. Jacques Chirac déclare : « Je continuerai à servir mon pays comme je l'ai toujours fait » et il ajoute même « Il y a une vie après la politique. Il y a une vie jusqu'à la mort ».

Depuis ces premières révélations, Michel Drucker a apporté quelques éclaircissements aux propos du président français. Selon lui, la question était de savoir ce que Jacques Chirac allait faire une fois qu’il aurait quitté l’Elysée, que se soit dans quelques mois ou dans quelques années. Le président n’a donc pas révélé sa position par rapport au scrutin présidentiel à venir.

Tout au plus a-t-il alimenté les suppositions de ses partisans et détracteurs. D’après l’entourage du chef de l’état : « La question de Michel Drucker au président est une question totalement intemporelle et le président y répond de façon tout à fait intemporelle ». Il reste donc à attendre le moment que le présidant Chirac choisira pour dévoiler ses plans pour le futur.

Il n’empêche que pour beaucoup d’observateurs de la vie politique française, cette affaire est symptomatique de la situation. Dans l’ensemble, les réactions sont assez similaires. Peu de gens voient le président sortant briguer un nouveau mandat à 74 ans. Il est probable que les électeurs de droite voient d’un œil perplexe l’éventuelle candidature. Nicolas Sarkozy personnifie tellement cette tendance qu’il est probable qu’aucun des deux hommes n’aient un quelconque intérêt à voir Jacques Chirac se lancer dans une troisième course à l’Elysée. D’autant que les sondages ne sont vraiment pas en faveur de l’actuel président et ce depuis le début de la campagne. En attendant, les pronostics sur la date de la déclaration du chef de l’état vont bon train. Il semble que la fin février, début mars tienne la corde.
 

Bruno Van Dam (avec AFP)