Bruno Van Dam - Blog

27 novembre 2007

Pourquoi ce blog

Le but de ce blog est simple : présenter mes articles récents à des employeurs potentiels. Ces dernières semaines, j’ai écris des articles sur des sujets différents sous des formes différentes. Comptes-rendus, interviews, articles d’actualités, articles d’anticipation.

Mes centres d’intérêts concernant l’actualité sont très vastes. L’Europe, l’environnement, la politique belge et internationale, les faits de société, la culture, le sport, les nouvelles technologies et bien sûr Bruxelles, ma région.

Ce blog est divisé en deux parties. Les articles et les dossiers. Vous les retrouvez plus bas dans l’ordre chronologique ou vous pouvez directement y accéder par le biais du menu de droite sous "CATEGORIES."

Ce sont majoritairement des articles relativement courts. Cependant, le dossier que j’ai rédigé sur les maisons de repos est beaucoup plus long. Il m’a demandé beaucoup de temps et de recherches.

J’espère que les sujets vous intéresseront et je vous souhaite une bonne lecture.

Bruno Van Dam

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Homéopathie - Un allié pour un hiver sans encombre ?

Article - test rédigé le 24 novembre pour le groupe Vivio

        Homéopahtie

Un allié pour un hiver sans encombre?


Quelle est la réelle efficacité de l’homéopathie pour lutter contre les petits bobos de l’hiver ? Apporte-t-elle des solutions ou n’est-ce qu’un effet de mode vers des médecines dites douces ? La polémique sur l’homéopathie reste vive mais on peut tenter d’apporter des éléments de réponses.

 

Les températures diminuent, les précipitations augmentent. Le ciel est gris et l’horizon est bas. Pas de doute, le cycle des saisons fait son œuvre et l’hiver est à nos portes. Il entraîne dans son sillage tout un cortège de petits désagréments physiques : maux de gorge, toux, rhumes, refroidissements, état grippaux. Chaque année, à cette période, les homéopathes accueillent dans leurs cabinets des patients désireux de faire une petite cure en prévision de la mauvaise saison.

 

L’homéopathie est-elle réellement efficace contre ces affections ?

 

Le docteur Pascale Franck, homéopathe nous éclaire : « Oui, l’homéopathie peut se montrer efficace contre ces petits soucis de santé. Car lutter contre ce genre de problèmes, c’est travailler au renforcement du système immunitaire, c’est une des base de l’homéopathie. »

En effet, l’homéopathie par du principe que chacun d’entre nous possède une énergie intrinsèque, appelée la « force de vie ». Les symptômes d’une maladie seraient les signes du dérèglement de cet équilibre énergétique intérieur. D’où l’importance d’un système immunitaire fort qui a logiquement comme conséquence une meilleure résistance aux bobos de l’hiver.

 

Le docteur Franck poursuit: « En automne, j’ai effectivement des patients qui viennent me voir pour faire un petit bilan et préparer leur corps aux conditions de l’hiver. » Malek Gaffa, pharmacien homéopathe le confirme : « Beaucoup de gens demandent une petite cure homéopathique pour se préparer à l’hiver. En préventif, les médicaments homéopathiques ont beaucoup de succès. Je dirais qu’une part importante de la clientèle vient directement sans passer par un homéopathe. Ils me demandent conseil ou ils pratiquent l’automédication et savent précisément ce qu’ils veulent. » On pourrait croire que pour ce genre de petits bobos de l’hiver, l’automédication n’est pas un problème.

 

Pourtant, le docteur Franck la déconseille pour deux raisons. D’abord parce que, contrairement à ce que l’on croit trop souvent, l’homéopathie peut être dangereuse quand elle est mal utilisée. Ensuite parce que l’homéopathie est une discipline médicale où la personnalisation est très importante. « D’une manière générale, le dialogue avec le patient est primordial en homéopathie. Je ne tiens pas seulement compte des symptômes du patient, je tente aussi de déterminer toute une série d’éléments qui vont entrer en ligne de compte lorsque je devrai prescrire un médicament, comme le style de vie par exemple. L’homéopathie, c’est aussi être à l’écoute de son corps et de ses réactions. C’est pourquoi ces questions sont si importantes  » Cette personnalisation est un des principes de base de l’homéopathie. Cela explique pourquoi les premières consultations avec un homéopathe sont assez longues.

 

Mais que peut offrir l’homéopathie au point de vue curatif ? Si le patient vient pour une affection typique de l’hiver comme un rhume ou un mal de gorge, l’homéopathe lui prescrira un médicament après lui avoir poser toutes les questions nécessaires. Il est important, par exemple, de déterminer si le souci de santé qui se pose est ponctuel ou chronique car le traitement sera différent selon les cas.

 

Limites de l’homéopathie pour soigner les bobos de l’hiver

 

La première limite est probablement l’homéopathe lui-même comme l’explique le docteur Franck : « Le médecin a ses limites, dans l’étendue de sa connaissance, dans sa façon de l’exploiter et aussi dans son accueil du patient et de ses spécificités. Mais ceci est vrai également en médecine générale. »

 

Une seconde limite et non la moindre de l’apport de l’homéopathie est l’absence de preuves irréfutables de son efficacité médicale. La polémique n’est jamais bien loin lorsque ce sujet est abordé. Les pro et les anti homéopathie s’affrontent depuis de longues années à coup d’études contradictoires mais sans jamais parvenir à établir de conclusions indiscutables. Les pro invoquent le fait que l’action des médicaments homéopathiques est prouvée par une expérience de 200 ans. Ils mettent aussi en avant des études de cas parfois très anciennes mais dont les fondements scientifiques sont souvent remis en cause par les anti. Ceux-ci assimilent l’homéopathie a un placebo. Le docteur Franck nous donne son point de vue « Il existe peut-être un effet placebo en homéopathie mais c’est également le cas en allopathie et je n’ai pas de raisons de penser qu’il serait plus important en homéopathie. De plus dans un cas comme dans l’autre, l’effet placebo est un allié important dans le processus de guérison. »

 

Reste un élément qui nuance le débat. En Belgique, l’homéopathie n’est pas remboursée par la sécurité sociale faute d’efficacité prouvée. Pourtant, certaines mutualités ont choisi de rembourser une partie des médicaments homéopathiques. Sans doute parce que, d’une manière ou d’une autre, elles y voient un avantage qualitatif pour la santé de leurs affiliés. A chacun de se faire une opinion.

 

 

 

(Encadré)

L’homéopathie en quelques principes

L’homéopathie a été développée par le docteur Samuel Hahnemann à la fin du 18ème siècle. Elle repose sur quelques principes de base. L’un des plus important est le principe de similitude : pour guérir d’un affection, il faut choisir un médicament qui produit les mêmes symptômes que ceux qu’on désire guérir. Le mal par le mal en quelque sorte. Mais pas sans précautions préalables. Les remèdes homéopathiques sont dilués de très nombreuses fois avant d’être administrés au patient. A chaque dilution, il sont secoués énergiquement ce qui leur confèrerait une meilleure efficacité. C’est la dynamisation.

(Fin de l’encadré)

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15 mai 2007

Explications sur le dossier "Maisons de repos"

Le sujet de ce dossier me semblait intéressant. Ce n’est pas à proprement parler de l’actualité chaude. Cependant, la question du vieillissement de la population, des pensions et indirectement des maisons de repos est dans l’air de façon plus ou moins permanente. Il me semblait pertinent d’essayer d’aborder ce sujet puisque de nouvelles normes sont en préparation à Bruxelles qui risquent de bousculer un peu le secteur.

Au fil de mes rencontres et de mes recherches, j’ai réalisé que tôt ou tard, il faudra un débat public sur ce sujet, ce qui m’a conforté dans mon projet de dossier. Bonne lecture.

 

Bruno Van Dam

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Quelle qualité de vie pour les maisons de repos ?


Enjeux pour les seniors de demain.


Comment concilier la viabilité financière des maisons de repos et la qualité de vie qui y est proposée aux seniors ? Comment augmenter les standards minimums de qualité de vie en maison de repos sans que le prix du loyer n’explose ? Est-ce possible ou cette belle idée reste-t-elle teintée d’utopisme ? De nouvelles normes, plus exigeantes, sont en préparation au sein de la Cocof, à Bruxelles. Mais avec quelles conséquences sur le prix de l’hébergement ? Analyse en compagnie des acteurs du secteur.

 

 

De nos jours, en Belgique, rares sont les gens qui ne connaissent personne vivant en maison de repos. C’est une réalité de notre société. C’est une conséquence combinée de l’allongement de l’espérance de vie et du vieillissement de la population. De même, la moyenne d’âge des personnes qui entrent en maison de repos a aussi tendance à augmenter.

En Belgique, la gestion des maisons de repos est soumise à de multiples conditions. Une des plus importante d’entre elle est l’agrément régional. Pour l’obtenir, le gestionnaire doit constituer un dossier détaillé qui comprend entre autre un plan financier, un plan des lieux en conformité avec les normes architecturales, ou encore un exemplaire du projet de vie qui sera développé au sein de la maison de repos. Cet agrément est valable pour une période de six ans. Chaque année, au moins une inspection est effectuée pour vérifier si les normes en vigueur sont toujours respectées.

A Bruxelles, les maisons de repos dépendent de la Cocof, de la Cocom ou de la Communauté flamande. Pour la Cocof, les normes en vigueur dans la capitale datent de décembre 1993. L’évolution de la société rend plusieurs de ces normes obsolètes. Si des mises à jour ont été décidées, le cadre de base nécessitait une sérieuse réforme. Ainsi, les inspecteurs des maisons de repos de la Cocof, qui sont les témoins sur le terrain des réalités du secteur, sont chargés de rédiger de nouvelles normes. Comme l’explique Guy Lefevre : « Nous travaillons sur les arrêtés d’application du règlement qui va être remplacé par décret. Il est évident que certaines normes sont complètement dépassées. Par exemple en ce qui concerne l’architecture et l’espace minimum dévolu à chaque résident. Jusque là, il y avait des dérogations mais maintenant ce ne sera plus possible. On considère, par exemple, que les chambres simples doivent faire au moins 12 mètres carrés. On travaille aussi sur un minimum pour les espaces de vie commune. »

Les normes à respecter sont nombreuses et diverses. Cela va du règlement d’ordre intérieur aux normes concernant l’hygiène, la nourriture et les soins de santé, en passant par la qualification du directeur et du personnel ou encore par les normes architecturales de sécurité, de sanitaire et des espaces de vie. Guy Lefevre poursuit : « Jusqu’il y a peu, beaucoup de maisons de repos étaient installées dans des bâtiments qui n’avaient pas été conçus pour ça. Dans des hôtels de maîtres, par exemple. C’est vrai que le cadre était agréable mais au niveau fonctionnel, c’était souvent très en dessous des normes. Sans parler de la sécurité en cas d’incendie. Actuellement, on va vers des normes plus contraignantes. Il est clair que des investissements vont devoir être réalisés dans beaucoup de maisons de repos pour répondre aux nouvelles normes qui devraient voir le jour cet automne. »

Voilà le nœud du problème. Ces nouvelles normes indispensables vont entraîner, dans toute une série de cas, des travaux de mises en conformité. Qui dit travaux dit dépenses. Or, dans ce secteur économique à forte connotation sociale, la rentabilité financière est souvent difficile à atteindre. Patrick Scheyven, co-directeur de la Résidence Porte de Hal en témoigne : « La gestion financière d’une maison de repos n’est pas facile tous les jours ! En ce qui nous concerne, nous avons du procéder à des travaux, il y a quelques années. Je vous assure que j’ai dû batailler avec mon conseil d’administration pour leur faire comprendre que je ne pouvais décemment pas faire plus d’économies. C’aurait été au détriment du service et de la qualité de vie que nous offrons à nos résidents. Nous avons dû nous résoudre à indexer nos prix comme le ministère de l’économie nous y autorise. La Résidence a la chance d’être soutenue financièrement par la Société Philanthropique, sinon, je ne sais pas comment nous ferions. »
 

        Nouvelles normes donc forcément augmentation de loyers ?
 

Tous les acteurs du secteur en conviennent, ces nouvelles normes sont nécessaires. Par contre, ils soulignent que cela risque d’entraîner de nombreuses augmentations de loyer à charge des personnes âgées. En dehors des subventions octroyées par l’Inami pour couvrir une partie des dépenses occasionnées par la partie médicale, le secteur ne bénéficie d’aucune aide extérieure spécifique. En ce qui concerne l’Inami, l’intervention est calculée sur base de critères précis comme le nombre de personnel soignant, lui-même déterminé par le nombre de résidents et de leur état physique et mental. En dehors de cette aide, les gestionnaires de maisons de repos doivent composer avec leur seule autre source de financement, à savoir le loyer payé par les personnes âgées. Pour éviter tout abus, le prix demandé doit être accepté par le ministère fédéral de l’économie. Françoise Marlier, en charge de ce contrôle, explique : « Nous avons un rôle de protection du consommateur. Il faut que la concurrence puisse jouer mais il ne doit pas y avoir de fossé trop grand entre les maisons de repos et surtout, il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas d’abus. Pour pouvoir augmenter le loyer, le gestionnaire doit présenter un dossier qui démontre les investissements et les dépenses auxquels il a dû consentir. Cependant, depuis août 2005, nous avons simplifié la procédure d’indexation qui ne doit plus faire l’objet que d’une simple notification. »

La situation est donc un peu paradoxale. Pour garantir de meilleures normes dans les maisons de repos, et donc une qualité de vie améliorée, il est presque obligatoire d’augmenter le loyer des chambres. « C’est le revers de la médaille » déclare Marie-Pierre Delcourt, directrice de Infor-Homes à Bruxelles. « C’est vrai que c’est une situation compliquée. D’une part, on améliore la qualité de vie et d’autre part, on rend plus difficile l’accès aux maisons de repos. De plus en plus de personne âgées doivent solliciter une aide du CPAS pour pouvoir simplement payer le prix de leur chambre et de leurs soins. » Selon une étude des mutualités chrétiennes, il y aurait environ un tiers de seniors qui seraient aidés financièrement par leur famille et un second tiers qui dépendrait en partie ou en totalité de l’aide publique.

Or la situation ne va pas s’améliorer. Patrick Scheyven : « L’indexation des pensions est moins rapide que l’indexation des prix d’hébergements. Le fossé risque de se creuser. Le CPAS ne va pas pouvoir prendre en charge un nombre illimité de gens. »

Pourtant, le vieillissement de la population est une réalité inéluctable. D’après l’étude réalisée par les mutualités chrétiennes en mai 2005, le nombre de personnes qui vont vivre en maisons de repos va croître de façon importante. En 2020, l’augmentation sera environ de 30% par rapport à l’an 2000 et de près de 50% en 2030. Il faudra alors beaucoup plus de places disponibles. Actuellement, les listes d’attente sont déjà légion.
 

        Importance de l’équipe paramédicale
 

Grâce aux aides à domicile, les seniors ont la possibilité de rester chez eux pendant longtemps avant de se résoudre à entrer en maison de repos. Comme l’explique Guy Lefevre : « Les gens arrivent en maisons de repos de plus en plus tard. En fait, les personnes âgées et leur entourage ont tendance à retarder ce passage au maximum ce qui a comme résultat que souvent ces personnes âgées arrivent dans un état physique plus très brillant et sont, au début du moins, relativement dépendantes de l’encadrement médical et paramédical de la maison de repos. » Trop souvent encore, la maison de repos est vue comme la dernière demeure et n’a pas une image très positive.

Cette mauvaise réputation de la maison de repos peut s’expliquer. Dans l’esprit des seniors, l’amalgame est encore souvent fait avec les hospices d’antan qui tenaient surtout du mouroir. De plus, il est vrai que le travail des aides à domicile est précieux. D’une part, le coût de ces services reste plus abordable pour les personnes âgées et pour la société en général. D’autre part, il permet aux personnes âgées de rester dans leur environnement, dans un quartier qu’elles connaissent et dans une communauté à laquelle elles appartiennent. Les personnes qui ont la possibilité de rester chez elle gardent une vie sociale, ce qui devient plus problématique en maison de repos. Il s’agit ici d’un débat sur la place de la personne âgée dans notre société et de savoir comment intégrer les résidents de maisons de repos dans la vie sociale. Ceci dans le but d’en finir avec les maisons de repos dans lesquelles la personne âgée est placée, plus ou moins avec son consentement, et où elle n’a plus de rôle social gratifiant.

Cependant, Patrick Scheyven, abonde dans le sens de Guy Lefevre. « Effectivement, par crainte ou par envie de rester chez eux le plus longtemps possible en profitant des services d’aide à domicile, il arrive que des personnes âgées tirent trop sur la corde et arrivent chez nous diminuées physiquement. Il est alors important de les prendre en charge et de les faire suivre spécialement par l’équipe paramédicale de kiné et d’ergothérapeute pour leur permettre d’atténuer les petits handicaps de l’âge. Et puis, il ne faut pas sous-estimer la problématique de la solitude et de l’isolement des seniors. D’où l’importance de créer un environnement agréable et valorisant en maison de repos. Après tout ils y sont chez eux ! ». Marie-Pierre Delcourt met aussi en avant l’importance de l’équipe paramédicale. Infor-Homes participe à l’élaboration des nouvelles normes et tient à promouvoir le travail des kinés et des ergothérapeutes. « Il est important de prendre la personne âgée dans sa globalité. L’accompagnement doit être pluridisciplinaire et pas uniquement médical. Lui offrir des activités est primordial. Il faut que la personne âgée se sente valorisée dans son environnement. D’autant que la tendance actuelle est de construire des maisons de repos avec de très grande capacité d’accueil, entre autre pour essayer de maîtriser les coûts. Dans ce contexte, les activités proposées par les ergothérapeutes et les animateurs sont d’autant plus importantes. Elles permettent aux résidents de ne pas être noyé dans la masse et de ne pas être qu’un numéro. Ca recrée le tissu social au sein de la maison. »

Marie-Pierre Delcourt souligne aussi l’importance du projet de vie. Ce document fondamental est rédigé de manière collégiale par la direction, le personnel soignant et les résidents. Il expose les besoins et les désirs des résidents ainsi que les actions mises en œuvres par la direction et le personnel pour atteindre ces objectifs. Ce document est indispensable pour obtenir l’agrément obligatoire pour gérer une maison de repos. Marie-Pierre Delcourt : « Le projet de vie est réellement quelque chose de très important ! Une maison de repos, ça ne s’improvise pas, ça se construit dans tous les sens du terme. Le projet de vie décrit la culture de travail de la maison. C’est la base de tout le reste. Ca doit vraiment être le ciment qui unit l’équipe. Idéalement, le projet de vie devrait être le facteur de choix le plus important dans le choix d’une maison de repos tant pour la personne qui va y vivre que pour celle qui va y travailler. »

L’avenir n’est pourtant peut-être pas aussi sombre qu’il parait. Il existe des solutions. Guy Lefevre lance quelques pistes : « Une des premières choses à faire serait peut-être de collaborer davantage entre maison de repos. Par exemple pour les activités extérieures, pourquoi ne pas s’associer avec d’autres maisons pour réduire les coûts de location d’un autocar ? Pourquoi ne pas s’arranger pour prendre en charge en commun les frais d’un spectacle ? En France, les maisons de repos se regroupent. Elles se spécialisent suivant les spécificités et les pathologies des gens qu’elles accueillent. Peut-être pourrions-nous nous inspirer en partie de ce modèle. »

D’une manière générale, la plupart de nos interlocuteurs sont critiques vis-à-vis de l’inertie politique. Ils sont en tout cas d’accord sur une chose. La situation nécessite certainement une vision globale plus efficace et peut-être par-dessus tout une perspective sur le long terme. Sans doute y a-t-il matière à débat pour nos prochains ministres.

Bruno Van Dam

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La situation varie énormément d’une maison à l’autre

 

Julie est ergothérapeute. Elle a eu l’occasion au cours de son parcours professionnel de travailler dans des maisons de repos privée mais aussi dans un établissement qui dépendait du CPAS d’une des communes de Bruxelles. Le bilan de ses quelques années de travail est déjà très contrasté.

 

« Au niveau du personnel, la différence n’est pas énorme. Disons simplement que dans la maison de repos dépendant du CPAS, le personnel était peut-être plus nombreux que ce qui est demandé dans les normes. Ceci pour une question de budget. Au CPAS, on bénéficiait de l’aide de la commune pour certaines choses, par exemple, on pouvait utiliser le bus communal pour emmener les résidents lors des sorties. C’est le genre d’économie qui fait que pour certaines choses le travail est plus facile dans ce contexte.

Dans le secteur privé, la philosophie de travail dépend énormément de la direction. J’ai connu une maison où les directeurs n’étaient là que pour faire de l’argent et ne préoccupaient qu’assez peu du bien être des résidents et de leurs employés. Dans cette maison, la pression était telle qu’il était très mal vu de prendre ses pauses, par exemple. Peu importait la façon dont le travail était fait du moment qu’il était fait. La direction rognait sans cesse sur le matériel dont j’avais besoin pour faire un travail de qualité avec les gens qui en avaient besoin.

D’ailleurs, les membres de l’équipe soignante étaient traités de manières très différentes. Il est beaucoup plus facile de recruter une aide soignante ou une ergothérapeute qu’une infirmière. Cette pression constante et ce chantage au travail sont insupportables. Dans certaines maisons, c’est monnaie courante. Pas partout heureusement, mais malgré tout, ça ne devrait pas exister ! Souvent dans ce genre de maisons, gérées par des gens qui s’intéressent principalement à la rentabilité, il existe d’autres comportements révoltants. J’ai travaillé pour un directeur qui disait clairement aux résidents que si la situation et le service dans la maison ne leur plaisaient pas, ils pouvaient s’en aller. C’est scandaleux quand on connaît les délais d’attente pour avoir une place dans un établissement à Bruxelles.

Il est dommage que des gens pareils soient autorisés à gérer une maison de repos. La dimension humaine est tellement importante. Pour remédier à ça, il aurait fallu peut-être plus d’inspections surprises. Les inspecteurs qui préviennent de leur visite passent à côté de beaucoup de choses !

Heureusement, les choses ne sont pas aussi pitoyables partout. Je connais des maisons où l’ambiance de travail est beaucoup plus agréable et où on considère les résidents avec tout le respect auquel ils ont droit.

Je voudrais aussi souligner l’importance de la famille. Sa présence aux côtés de la personne âgée est importante. Elle est complémentaire de tout ce que l’équipe médicale, paramédicale et d’animation peut faire dans son travail de tous les jours. »

 

Bruno Van Dam

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08 mai 2007

Guy Verhofstadt honore les Justes de Belgique

 

Le premier ministre a rendu hommage aux Justes de Belgique, ce mardi au Mont des Arts à Bruxelles, en présence d’anciens enfants cachés. Il a renouvelé ses excuses pour les actes de collaboration des autorités pendant l’occupation.

 

Guy Verhofstadt a inauguré une double plaque commémorative, une en français, l’autre en néerlandais, en compagnie du ministre de la Défense, André Flahaut. Ces plaques rendent hommage aux Justes de Belgique qui ont sauvé la vie d’enfants juifs au péril de la leur et de celle de leur famille, lors de la Seconde Guerre Mondiale, en Belgique.

Comme le dit Roger Lallemand, Ministre d’Etat : « Cette reconnaissance officielle représente quelque chose d’essentiel qui est le respect dû à ceux qui ont pris le risque, à leur propre péril, de protéger et de défendre des enfants juifs. C’est une attitude fondamentale et constitutrice d’une démocratie qui repose sur la capacité d’humanisme de ses citoyens. »

Dans son discours Guy Verhofstadt a évoqué le rapport final du CEGES sur les autorités belges et la persécution juive rendu public opportunément ce 8 mai. Il a réitéré ses excuses, au nom du gouvernement, pour les actes des autorités belges pendant l’occupation. Comme il l’avait déjà fait en 2002 à Malines et en 2005 au mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, il a mis en cause la docilité des autorités et a condamné les actes de collaboration et de persécution des juifs par ceux qui auraient dû les protéger des Nazis.

Il a également annoncé la fin des travaux de la commission Buysse sur les biens juifs spoliés pour la fin 2007. Les 5640 dossiers auront alors été traités. Les sommes restantes seront confiées à la Fondation du Judaïsme de Belgique. Le Premier ministre a assuré la communauté juive qu’il avait bien entendu leurs demandes d’améliorer le statut des victimes, instauré en 2003.

Bruno Van Dam

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« Ils m’ont recueilli au péril de leur vie »


Sophie Rechtman avait 8 ans en septembre 1942 quand elle est cachée chez les Crassart, à Uccle. Au début, elle voit ses parents de temps en temps. Ils sont cachés dans la même rue mais les risques deviennent trop importants et les visites s’espacent. Elle ne connaît pas du tout les Crassart. « Ils m’ont recueilli au péril de leur vie. Ils ont aussi payé un lourd tribu aux Allemands : leur fils résistant a été torturé et envoyé en captivité. Il n’est jamais revenu. Ils ont été adorables avec moi. » Malgré tout, pendant deux ans, elle vit dans la crainte permanente d’être dénoncée ou découverte. Elle est terrorisée à l’idée de se retrouver à la rue. Elle se souvient avoir pleuré toutes les nuits. « J’étais séparée de mes parents. Maman a été déportée en 1943. La dernière fois que je l’ai vue c’était dans un tram. Papa a été envoyé à Auschwitz. »

« Pendant deux ans, jusqu’à la libération, j’étais Simone Legrand. » Elle a dû « oublier » toute son éducation et sa vie de petite fille juive. « Je me disais que quand la guerre serait finie et que je retrouverais mes parents tout redeviendrait comme avant. » A la libération, seul son père revient des camps. « En fait, rien n’est redevenu comme avant. Un papa qui passe plusieurs mois dans les camps n’en revient pas indemne. Ce n’était plus le même homme. Pendant longtemps, il a fait des cauchemars toutes les nuits. » Pour Sophie Rechtman, c’est une période douloureuse. Il lui faut se réhabituer à une vie nouvelle et apprivoiser ses traumatismes.

Après la guerre, elle revoit souvent les Crassart. « Bien sûr ! Ils ont fait partie de ma vie dès 1942 et ne l’ont plus jamais quittée. Ils étaient présents à chaque événement important de ma vie, à mon mariage, lors des fêtes de famille. Ils m’ont sauvée. Ca crée des liens qui ne se défont jamais. »

Soixante trois ans après la libération, Sophie Rechtman est réconciliée avec la vie mais elle garde en mémoire ces moments difficiles. « Il faut transmettre ce message aux jeunes d’aujourd’hui. Cette reconnaissance des Justes de Belgique est importante dans cette optique là. Je suis contente qu’on rende hommage à ces gens. Ce qu’ils ont fait c’est une belle leçon de civisme et de patriotisme. »

 

Bruno Van Dam

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03 mai 2007

Grand Prix Lorenzo Natali 2006 pour Leu Siew Ying

 

 

Comme chaque année depuis sa création en 1992, le Grand Prix Lorenzo Natali a été remis ce 3 mai, lors de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse.

 

Louis Michel, commissaire européen en charge du développement et de l’aide humanitaire a honoré la journaliste malaise Leu Siew Ying pour son article « From Village Protest to National Flashpoint » qui raconte comment un groupe de villageois a tenté d’obtenir la destitution d’un élu local suspecté de faits de corruption, en Chine et comment ils ont subi les foudres des autorités locales au travers d’arrestations et de détentions arbitraires, notamment. Il met en avant la prise de conscience du peuple chinois et les balbutiements de la démocratie locale.

Le prix Lorenzo Natali récompense également trois journalistes par région du monde. Ainsi, ils sont quinze à être récompensés. Leu Siew Ying a ainsi obtenu le 1er prix pour la région Asie Pacifique. Tanya Farber, pour l’Afrique du Sud, Mauri Konig, pour le Brésil, Michael Tierney pour le Royaume-Uni ainsi que Talal El-Atrache pour le Liban sont les premiers lauréats des prix régionaux.

Peu médiatisé chez nous, ce prix a pourtant un retentissement important dans certaines régions du monde comme en témoigne le lauréat du deuxième prix pour l’Afrique, Robert Mugagga : « Je suis très heureux d’être deuxième parmi tous ces grands journalistes du continent mais le plus important finalement, c’est l’impact qui ça peut avoir pour l’histoire que je raconte ». Même opinion pour Leu Siew Ying qui explique : « C’est fantastique d’avoir gagné cette distinction surtout pour les villageois qui se sont battus pour dénoncer la corruption. » Elle considère son prix comme un signal important en direction du gouvernement chinois.

De son côté Louis Michel a loué le travail des journalistes qui oeuvrent pour les droits de l’homme et la démocratie. Selon lui ce prix est important car « La liberté d’expression, la promotion de la démocratie et des droits de l’homme sont étroitement liés au développement économique et social. Sans liberté de presse, pas de démocratie ! » Et d’insister dans un élan inspiré : « Il n’existe pas de bon journalisme sans l’impertinence qui renvoie ceux qui ont du pouvoir à leur conscience ».

Le prix Lorenzo Natali qui met en avant le travail de journalistes qui oeuvrent pour les droits de l’homme et la démocratie, a été crée en 1992. C’est un prix véritablement international, pour preuve, les 1529 journalistes de 165 pays ont participé cette année. Pour les départager, leurs articles ont été envoyés à l’école de journalisme de Berlin, qui a opéré un premier choix très rigoureux. Ensuite, c’est un jury composé d’anciens lauréats, de journalistes et de membres d’ONG comme Reporter sans Frontières ou Amnesty International qui prend le relais et qui fait une ultime sélection pour arriver aux quinze finalistes.

 

Bruno Van Dam

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24 avril 2007

I-Movix a raflé le prix de l’Innovation Technologique au NAB de Las Vegas


 

I-Movix, leader mondial dans le domaine du ralenti extrême vient de remporter un prix important au prestigieux salon NAB de Las Vegas. Portrait d’une PME montoise de huit personnes, active dans un secteur très pointu.

 

A l’heure où le gouvernement de la région wallonne s’emploie à démontrer le redressement économique de la région, I-Movix est un exemple rêvé de réussite au niveau mondial. Cette PME montoise active dans le domaine très pointu de l’hyper slow motion, vient de rentrer du NAB de Las Vegas tout auréolée du prestige de ces prestations et du Prix de l’Innovation Technologique qui lui a été décerné par la presse spécialisée.

Lors du plus grand salon du secteur, Laurent Renart et son équipe ont présenté leur produit et plus particulièrement le système Sprintcam qui permet de capter jusqu’à 5000 images par secondes dont le ralenti est instantanément disponible, le tout en qualité haute définition. Cette véritable prouesse technologique est rendue possible grâce à la création d’un système qui met en relation le serveur de ralenti mis au point par EVS et la caméra Photron. Ces performances sont de loin les plus élevées qu’on puisse trouver actuellement dans le domaine de l’extreme slow motion. « La concurrence actuelle est maximum à 90 images secondes. D’ailleurs avant le NAB à Las Vegas, on recevait régulièrement des coups de fils de nos concurrents qui nous accusaient de mentir sur nos performances. Pendant le salon, on a eu l’occasion de prouver à tous que nos chiffres sont corrects. » nous explique Laurent Renart.

La reconnaissance que représente le prix de l’Innovation Technologique n’est que la confirmation de l’intérêt suscité par le système d’I-Movix. « Ca prouve que le produit est au top des performances au niveau mondial. Les échos professionnels que nous avons eu étaient déjà très bons et le prix vient les conforter. » Les contacts ont étés nombreux durant le salon. Ils se traduiront par des journées de démonstrations payantes d’ors et déjà planifiée pour certaines grandes chaînes thématiques, principalement sportives, aux Etats-Unis et au Brésil. Le but est logiquement de promouvoir le produit et de favoriser les commandes.
 

        Un beau succès qui entraîne de la croissance


Fort du succès de sa PME et ses produits, Laurent Renart envisage une croissance naturelle de son entreprise. S’il désire rester « à échelle humaine en Belgique », il prévoit malgré tout d’engager deux personnes pour renforcer son équipe de recherche et développement. Il privilégie plutôt d’étoffer la branche support aux Etats-Unis avec l’engagement d’ingénieurs.

A l’origine, I-Movix est arrivée un peu par hasard, de l’aveu même de son créateur. « C’est un ami régisseur de cinéma qui m’a contacté pour que je travaille sur un système de stockage à grande capacité pour une caméra haute vitesse. Je me suis vite rendu compte qu’il y avait quelque chose à faire dans ce domaine et après avoir trouvé des budgets de recherche, je me suis lancé début 2005. » A l’heure actuelle, la PME compte huit personnes. Elle a une filiale « support » à San José, en Californie et dispose aussi d’une antenne à Tokyo.

I-Movix travaille en collaboration avec EVS, une société liégeoise, mondialement connue et spécialisée dans les serveurs de ralenti. Pourtant, pas de concurrence entre eux, comme l’explique Laurent Renart : « Notre collaboration est très bonne. Ils produisent les meilleurs serveurs de ralenti du monde. On se situe plutôt au niveau de la manufacture des caméras » Un bien bel exemple de collaboration entre sociétés de haute technologie en Wallonie.

 

Bruno Van Dam

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18 avril 2007

Ouverture du troisième procès « Rwanda » dès demain, à Bruxelles

 

Ce jeudi s’ouvre le procès du major Bernard Ntuyahaga à la cour d’assises de Bruxelles. Ce militaire rwandais va être interrogé, entre autre, sur son rôle dans la mort des dix casques bleus belges.


Le major Ntuyahaga est l’officier qui aurait convaincu les dix soldats belges de rendre leurs armes. C’est probablement lui qui les a ensuite conduit au camp Kigali où ils ont fini par être massacrés.

Les familles des victimes qui se sont constitué partie civile espèrent enfin en apprendre plus sur les circonstances de la mort de leurs proches. Car beaucoup de questions restent encore en suspens.

Treize ans après les faits, on ne sait toujours pas pourquoi le lieutenant Lotin et ses hommes ont accepté de se laisser désarmer, pourquoi ils ont été emmenés au camp Kigali, ni dans quelles circonstances exactes ils ont été assassinés. Pourquoi ont-ils été tués ? Le major Ntuyahaga avait-il reçu des ordres particuliers et de qui venaient-ils ? A-t-il joué sur la rumeur anti-Belges qui voulait que ce soit nos soldats qui aient abattu l’avion du président Habayarimana ?

Nul doute que les réponses à ces questions et à beaucoup d’autres encore sont très attendues par les familles de nos dix paras qui réclameront la vérité au major Ntuyahaga. Celui-ci est clairement un personnage clé dans cette histoire. Jusqu’ici, il nie toute implication dans la mort de soldats de la paix. Durant l’instruction, il a modifié plusieurs fois sa version des faits. Reste à savoir celle qu’il exposera à la cour lors de son procès.

C’est le troisième procès « Rwanda » tenu en Belgique. L’accusation est basée en partie sur la loi de compétence universelle. Le procès devrait durer huit semaines. Le premier acte se déroulera ce jeudi avec la toujours délicate constitution du jury d’assises.

 

Bruno Van Dam

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